Bilan 2020 du marché de la photo

Salut à tous, aujourd’hui on va faire un gros bilan de l’année 2020 du marché de la photo et dans le monde de la photo et et voir un peu ce qui se profile pour 2021. Au programme : la fin d’Olympus, et avec elle du micro 4/3 ? 2020, l’année du grand retour en force de Canon. Nikon en difficulté ? Fuji dans une impasse ? Panasonic va-t-il s’en sortir ? On va faire le point constructeur par constructeur et parler un peu des tendances générales.

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Comparatifs et tests de prompteurs pas chers

Salut à tous, 

Je vous fais une vidéo rapide pour répondre à une question qu’on me pose souvent : quelle solution pas chère pour avoir un prompteur ?

Je vais vous présenter et comparer trois solutions : un prompteur fait maison à partir d’un cadre à 3€, un prompteur autour de 60 € et un prompteur autour de 150 €. Je vous donnerai aussi quelques astuces sur quoi mettre dans un prompteur entre un smartphone, une tablette ou un écran hdmi.

Comparatif prompteurs pas chers
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Test des filtres ND variable 2-32 et ND 8-128 de K&F

Les filtres ND variable 2-32 et ND 8-128 de K&F sont-ils au niveau des meilleurs filtres ND ? Ont-ils le problème de croix noire ? Couleurs, piqué, flare, construction… Mon avis dans ce test complet !

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Test Filtre K&F CPL+ND2-32

Que vaut le filtre ND variable (de ND2 à ND32) avec effet polarisant intégré (CPL) de K&F Concept ? Je teste ça en détail et vous donne mon avis !

Aujourd’hui je vous fait un retour sur un filtre deux-en-un assez prometteur sur le papier : le filtre polarisant plus ND variable 2-32 de chez K&F. On va voir qu’il tient certaines de ces promesses, mais pas la plus importante à mon sens.

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Test du porte-filtre + filtre ND1000 de K&F Concept

K&F propose un propose un porte filtre et un filtre ND1000 pour beaucoup moins cher que les marques de références, mais est-il à la hauteur ? Pas tout à fait mais vraiment pas loin !

Aujourd’hui je vais vous parler de filtre ND et de porte-filtre en général, et du kit de porte-filtre de chez K&F Concept en particulier. Dans ma vidéo précédente je vous expliquait les différents usages d’un filtre ND et dans quels cas il était utile et même parfois indispensable. Et une des options possibles que jvous ai montré pour utiliser des filtres ND c’est de passer par un porte filtre et d’y insérer des filtres carrés ou rectangulaires. Quels sont les avantages de cette solution par rapport aux filtres circulaires plus courants ?

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A quoi sert VRAIMENT un filtre ND ?

Comment marche un filtre ND ? Quels sont les différents types de filtres ND (carré, circulaires, variables, etc.), à quoi ça sert et comment choisir ? On voit ça avec 3 exemples pratiques.

Salut à tous, aujourd’hui je vais vous parler d’un des filtres les plus utile en photo et en vidéo : le filtre ND.

On va prendre les choses dans l’ordre et parler d’abord de ce que c’est qu’un filtre ND, des différents types de filtre ND, puis de pourquoi utiliser un filtre ND et je vous montrerai les 3 cas d’utilisations incontournables où un filtre ND fait vraiment la différence.

Alors donc première question : qu’est-ce qu’un filtre ND ? C’est un filtre qu’on va mettre devant l’objectif et qui va diminuer la quantité de lumière qui atteint le capteur, comme des lunettes de soleil. ND ça veut dire neutral density, ça veut dire qu’il va être neutre au niveau des couleurs, il va réduire la quantité de lumière de manière identiques pour toutes les couleurs. Il ne va pas filtrer plus le vert que le rouge par exemple. Enfin ça c’est en théorie ; en pratique c’est rarement exactement le cas, comme on le verra lors des tests réels de filtre ND.

Il existe des filtres de différentes puissances, qui vont plus ou moins réduire la lumière qui passe à travers. La puissance du filtre peut s’exprimer de plusieurs façons. La notation la plus simple c’est la notation ND_quelque_chose, genre ND2, ND16, ND1000, etc. C’est celle qui dit par combien on va diviser la lumière qui rentre dans l’objectif. C’est la notation la plus courante parce que c’est aussi la plus claire à mon avis, et visiblement de l’avis de beaucoup de gens. Un filtre ND2 divise la quantité de lumière qui rentre par 2, un ND32 par 32, un ND1000 va diviser par 1000 la quantité de lumière qui rentre, etc. Ça veut dire que si on garde la même ouverture et les mêmes ISO, on va multiplier le temps de pose par 1000 pour avoir la même exposition. C’est assez facile pour faire des calculs de temps de pose du coup. Par exemple si j’étais à 1/1000 de seconde sans filtre, je passe à 1s avec le filtre ND1000. On pourrait aussi multiplier les ISO par 1000, mais c’est généralement pas trop ce qu’on cherche ! L’autre notation, c’est celle qui indique de combien de stop on va réduire l’exposition, comme en photo. Ça revient au même au final, faut juste pas s’embrouiller entre la valeur ND et le nombre stop. Un filtre ND de 5 stop va réduire l’exposition de 5 stop, soit la quantité de lumière de 2 puissance 5, soit 32. C’est donc aussi un ND32. Il y a encore d’autres notations, mais elles sont moins courantes et plus compliquées, donc ça n’est pas la peine de s’attarder dessus.

Si on cumule des filtres ND, ce qui est tout à fait possible, il suffit de multiplier leur valeur ND pour avoir la valeur ND finale. Un filtre ND8 et un filtre ND4 équivaut un à un filtre ND32. Avec les stops, il suffit de les additionner. Un filtre 3 stop et un filtre 2 stop, donne un filtre 5 stop.

Il existe aussi des filtres ND de puissance variable, c’est-à -dire qu’il vont être par exemple ND2 à ND32, comme celui-là. Au minimum de la puissance il va diviser la lumière par 2, au maximum par 32. Il s’agit en fait deux deux filtres polarisants superposés. Quand ils sont alignés, ils bloquent peu de lumière. Quand ils sont perpendiculaires, quasiment aucune lumière. Cela dit, s’il y existe toujours beaucoup de filtres ND à puissance fixe alors qu’il existe aussi des filtres variables, c’est bien que les filtres ND variables n’ont bien sûr pas que des avantages. C’est un peu comme pour les objectifs, si les zooms n’avaient que des avantages sur les focales fixes, il n’y aurait plus de focales fixes. Pour gagner en polyvalence, on va forcément perdre quelque chose. Les filtres ND variables vont avoir des problèmes de manque d’homogénéité au niveau de la réduction de la lumière et des couleurs. C’est à dire qu’il vont faire apparaître des zones plus sombre sur l’image, et laisser des zones plus claires en forme de X. La visibilité de cette croix est très variable selon la puissance réglée sur le filtre et selon sa qualité aussi. Sur les filtres ND variables de faible amplitude, ça sera généralement imperceptible. Sur les filtres ND qui promettent d’aller de ND2 à ND1000, vous pouvez quasiment être sûr qu’ils seront inutilisables à pleine puissance. Autre inconvénient des filtres ND variables, comme ils sont constitués de filtres polarisants, il ne sont pas utilisables en plus d’un filtre polarisants. Certains ND variables conservent l’effet polarisants, mais la plupart non. Enfin, la plupart des filtres ND variables sont plus larges que l’objectif, rendant impossible l’utilisation du pare-soleil et plus compliqué l’utilisation de bouchons d’objectif. 

Enfin, dernière différence entre les filtres ND, la forme. Là je vous ai montré des filtres circulaire, mais pour les NDs fixe, il existe aussi des filtres ND carrés, comme celui-ci. Ce filtre ND1000 par exemple, il a l’air complètement opaque mais c’est bien un filtre ND qui laisse passer seulement un millième de la lumière. Au lieu de viser le filtre sur l’objectif directement on va installer un porte filtre sur l’objectif puis on va installer le filtre dans le porte filtre. Pourquoi s’em…beter avec ça ? ça permet d’avoir une taille unique de filtre pour tous ses objectifs, et de réduire le vignettage, en particulier si on utilise plusieurs filtres, ce qui est possible avec un porte-filtre. C’est aussi assez pratique pour le mettre rapidement sans modifier le cadrage. Enfin c’est indispensable pour utiliser ND gradué et pouvoir le régler en hauteur. Un filtre ND gradué possède une zone plus sombre que l’autre, avec un dégradé plus ou moins rapide entre les deux. Avec un porte filtre cela permet de faire glisser le filtre gradué et donc re régler la hauteur de la séparation. Avec l’augmentation de la dynamique des capteurs et des techniques comme le HDR ces filtres sont moins utiles qu’avant, mais restent quand même utiles en cas de très fort contraste entre le ciel et la terre.

(voix de Fred) Hey c’est bien beau tout ça, mais dit donc Jamy au fait pourquoi est-ce qu’on voudrait diminuer la quantité de lumière alors que le plus souvent on cherche au contraire à avoir le plus de lumière possible ? Et ben c’est pas sorcier : ça va être pour pouvoir augmenter le temps de pose dans des situations très lumineuses. C’est bien beau tout ça, mais au fait pourquoi est-ce qu’on voudrait diminuer la quantité de lumière alors que le plus souvent on cherche au contraire à avoir le plus de lumière possible ? Ça va être pour pouvoir augmenter le temps de pose dans des situations très lumineuses. Pour réduire l’exposition d’une photo vous savez qu’on peut jouer sur trois paramètres : les ISO, l’ouverture et le temps de pose. Si on a beaucoup de lumière, on va déjà être aux ISO les plus bas, donc on ne peut pas baisser les ISO. Ensuite on a l’ouverture, on va pouvoir réduire l’exposition en fermant le diaphragme. Mais déjà tous les objectifs sont limités au niveau du nombre f jusqu’auquel on peut monter. F/16, F/22, parfois même F/32, mais jamais F/100 par exemple. Et surtout, si on ferme trop, on va dégrader la qualité de l’image à cause de la diffraction. On va aussi augmenter la profondeur de champ, ce qu’on ne veut pas forcément. On peut vouloir garder un flou d’arrière-plan important. Donc réduire l’ouverture, bof. Il nous reste donc plus que le temps de pose. Et c’est le paramètre avec lequel on va jouer le plus souvent dans ces conditions. En plein soleil par exemple, on va souvent utiliser des temps de pose très courts, par exemple un 500ème de seconde, 1 millième de seconde ou même encore plus court parfois. Ça va super bien figer le mouvement et on aura donc aucun flou de mouvement. Mais justement, si on en veut, du flou de mouvement ? Ben on va être bloqué, si on augmente le temps de pose pour avoir du flou de mouvement, on va être surexposé. Et c’est là qu’on va avoir besoin d’un filtre ND. Ca tombe bien, c’est de ça qu’on parle depuis le début de la vidéo !

On va voir les trois cas les plus courants où on va justement vouloir du flou de mouvement, et avoir du coup besoin d’un filtre ND. Le premier cas c’est en photo pour faire de la pose longue en plein jour, pour lisser le mouvement de l’eau ou des nuages, ou pour faire disparaître les éléments mobiles sur la photo. Je vous avais fait un tuto sur comment faire de la pose longue sans filtre ND, ce qui peut servir, mais vous avez vu que la technique a quand même ses limites. Si vous n’avez pas vu la vidéo, je vous invite vraiment à la voir, elle est en toute modestie franchement très intéressante. Fin de la page d’autopromo. Donc si vous voulez faire de la pose longue pour obtenir un effet de lissage sur l’eau comme par exemple sur cette photo, vous allez utiliser un filtre ND. Ca va vous permettre, selon le filtre ND, de passer le temps de pose à quelques secondes à quelques dizaines de seconde par exemple. Notez qu’il est tout à fait possible de combiner des filtres ND si un seul ne suffit pas. Si vous avez un filtre qui divise par mille la lumière qui rentre et un autre qui divise par dix, en mettant les deux vous aurez dix-mille fois moins de lumière, donc un temps de pose dix-mille fois plus long.

Par exemple, sur cette photo, à la base sans filtre j’avais un temps de pose d’un centième de seconde, j’ai ajouté un filtre ND 1000 et je suis passé à un temps de pose de 10s. En enchaînant plusieurs photos et en les combinant avec la technique de la vidéo dont je vous ai parlé juste avant, j’ai pu atteindre un temps de pose total de six minutes, ce qui donne ça, un effet pratiquement impossible à obtenir sans filtre ND. Et comme j’arretais pas de tester plein de filtres sur plein d’objectifs, on voit au passage que mon capteur était bien crade. Heureusement, ça se corrige vite fait, hop, vous n’avez rien vu. (MIB) Il n’y a aucune tâche sur le capteur.

Deuxième cas d’utilisation super courant : en vidéo. En vidéo, si le temps de pose de chaque image est trop court, ça va donner une image saccadée, avec des mouvements qui vont sembler assez peu naturels, qui vont manquer de fluidité. Regardez par exemple les bras de ce bel homme quand il marche. Ou encore les jambes de cet athlète de haut niveau quand il court avec grâce. Les mouvements sont saccadés, ça fait bizarre. En ajoutant un filtre ND, ici un ND 1000 en l’occurrence, on va obtenir un mouvement plus fluide, plus cinématique. Je vous mets les deux côté à côté pour comparer.

Mais pour être honnête, il faut quand même bien avouer que les gens s’habituent de plus en plus à des vidéos tournées avec des temps de pose très court, sans aucun flou de mouvement. Voir même parfois maintenant préfèrent des vidéos comme ça, puisque c’est le cas de quasiment toutes les vidéos tournées au smartphone ou avec les action cam.

Dernier cas courant d’utilisation de filtre ND, à la frontière entre photo et vidéo, c’est en timelapse. Un timelapse en ville en pleine journée sans filtre ND, ça va donner ça. C’est pas très agréable à regarder puisque tous les éléments qui bougent vite sont super saccadé, on dirait qu’ils se téléportent. Avec un filtre ND32 on va pouvoir réduire le temps de pose à une demi-seconde par exemple comme ici. On va alors obtenir un flou de mouvement sur tous les objets mobiles tout en continuant quand même à distinguer clairement les véhicules qui passent par exemple. Avec un filtre ND 1000, là par contre on va allonger le temps de pose à quelques secondes et les éléments rapides vont se réduire à de simples traces. Évidemment ce sont juste quelques exemples. Avec différentes valeurs de filtre ND on va pouvoir jouer sur le temps de pose comme on veut et obtenir l’effet créatif qu’on souhaite.

Petit bonus au passage, si au lieu de faire un timelapse avec ces photos je les combine via un empilement median, je vais pouvoir vider la place de la Concorde en quelques clics ! Ce qui est vachement plus simple que de le faire en vrai ! Je vous mets un lien en description pour plus d’infos sur cette technique.

En résumé le filtre ND donne finalement un quatrième paramètre d’exposition avec lequel on peut jouer pour réduire la quantité lumière, ce qui permet de se libérer du triangle d’exposition pour se retrouver dans … le carré d’exposition j’imagine.

J’espère que maintenant tout est clair pour vous ! Dans les prochaines vidéos je vais vous parler filtres toujours puisque je vais vous tester des filtres ND et polarisants et voir les dérives de couleurs et autres problèmes qu’ils peuvent engendrer, donc abonnez-vous pour ne pas rater ça. D’ici là, bonnes photos, bonnes vidéos et bon carré d’exposition !

4 filtres polarisants comparés : Hoya, K&F et Gobe

Comment choisir un filtre polarisant ? Quelles sont les différences. Illustrations avec 4 modèles : Hoya Pro1D , Hoya HD Nano , K&F Concept Polarisant + ND2-ND32 et Gobe – 1Peak.

Je viens d’acquérir un nouveau filtre polarisant, c’est donc l’occasion de vous faire un petit comparatif de filtres polarisants pour vous aidez dans vos achats, parce qu’il y a quand même d’importantes différences entre les filtres polarisants.

Dans ma vidéo précédente je vous avais montré à quoi servait un filtre polarisant, comment s’en servir, les problèmes que ça peut poser et les pièges à éviter. Dans cette vidéo je vais comparer les quatre filtres que j’ai là, et qui sont encore mouillés puisqu’ils ont pris une petite douche. On a donc le Hoya Pro 1, le Hoya HD Nano, le K&F XB41 et le Gobe 1 Peak. La première caractéristique d’un filtre polarisant c’est une perte de luminosité, qui va pas mal varier selon les modèles de filtre. La deuxième c’est une altération des couleurs, une dérive colorimétrique quoi, sur l’ensemble de l’image, et pas uniquement sur les zones polarisées. On va aussi voir si ces filtres génèrent une perte de piqué ou augmentent la sensibilité au flare de l’objectif. On finira par tester comment ils réagissent à l’eau. Allez au boulot, c’est parti !

On commence par l’effet polarisant lui-même, et là ça va être rapide, il n’y a aucune différence : tous les filtres polarisants polarisent autant. Une fois réglés à l’angle de polarisation maximum, les 4 filtres suppriment autant de reflets.

Par contre, au niveau de la perte de luminosité et de la coloration du filtre, là il y a d’importantes différences. Pour tester ça, j’ai fait pas mal de sorties avec tous ces filtres, et vous en parlerai après. Mais pour avoir des résultats bien comparables je me suis fait une petite scène de test en lumière contrôlée chez moi. Ensuite j’ai fixé les trois paramètres d’exposition ainsi que la balance des blancs, et j’ai pris des photos sans filtre, et quelques photos avec chaque filtre, en tournant les filtres pour voir si ça changeait quelque chose. Ensuite sur Lightroom pour chaque photo j’ai corrigé la balance des blancs en sélectionnant le même point sur chaque photo, et j’ai regardé de combien lightroom avait corrigé. Pareil pour l’exposition, j’ai ajusté l’exposition jusqu’à ce que ma scène soit exposée comme la photo sans filtre et j’ai regardé de combien j’ai dû corriger l’exposition.

Au final voici les résultats :

Au niveau de l’exposition, on le Hoya Pro 1D qui assombri nettement plus l’image avec 1,75 stop de perte de lumière, puis, dans un mouchoir de poche le K&F à 1,35 stop, le Gobe à 1,25 stop et le Hoya Nano HD à 1,20 stop. Donc lequel est le mieux à ce niveau là ? Ben ça dépend ce que vous cherchez, si vous voulez un maximum de lumière, évitez le Pro 1D et prenez un des 3 autres, qui sont très proches. Par contre, si vous cherchez aussi à réduire un peu la lumière pour allonger un peu le temps de pose par exemple, le Hoya Pro 1D sera plus adapté, puisqu’il va permettre de multiplier le temps de pose par un peu plus que 3.

Au niveau de la teinte du filtre, là encore de grosses différences, le Hoya Pro 1D se démarque des autres puisqu’il donne une nette teinte froide à l’image avec une déviation assez nette vers le bleu. Le Hoya Nano lui c’est le contraire avez une déviation un peu plus faible vers le jaune mais aussi légèrement vers le vert. Le K&F est assez similaire avec une coloration plus forte vers le jaune. Le Gobe lui s’en sort bien avec uniquement une légère dérive vers le vert. Au global on est dans tous les cas sur des dérives chromatiques très faibles. Si on compare par exemple le Pro 1D qui est le plus froid au K&F qui est le plus chaud, on voit très clairement la différence mais ça reste assez faible au final. Ce sera très facile de corriger ça soit à la prise de vue en réglant la balance des blancs soit en post-traitement. Si on photographie en RAW ça ne posera aucun problème bien sûr, mais vu l’amplitude, même en jpeg ou en vidéo ça sera sans conséquences.

Ensuite, au niveau du piqué, j’ai fait des tests dans tous les sens, sur ma petite scène de test mais aussi dehors en conditions réelles et dans tous les cas, impossible de faire la différence niveau piqué entre les photos prise avec ou sans filtre, quel que soit le filtre. Même en zoom à 200% j’ai pas vu la différence. Peut-être avec des appareils à très haute résolution on verrait une différence, mais avec mon capteur de 26 mégapixel, impossible de voir la différence, même en zoomant. 

Dernier test optique, le flare ! Grâce à une incroyable technologie australienne j’ai pu filmer exactement la même scène avec chacun des filtres et là encore, je n’ai vu aucune différence au niveau de la sensibilité au flare. On voit comme toujours la légère différence de teinte, mais au niveau du flare lui-même, j’ai joué au jeu des différences et j’ai rien trouvé. J’ai aussi fait des tests en extérieur dans différentes situations et tant que le filtre est propre il n’y a pas plus de flare, quel que soit le filtre. S’il y a du flare sans le filtre il y en aura aussi avec, s’il n’y a pas de flare sans le filtre il n’y en aura pas avec le filtre.

Dernier test, le revêtement. J’ai fait ce test à la base plus par curiosité parce que j’avais vu la photo de pub du filtre K&F qui montrait que l’eau ne restait pas du tout dessus, et j’étais assez sceptique. J’ai donc fait deux tests : d’abord j’ai mis les filtre dans un simulateur de Bretagne de ma confection, et là la différence entre les filtre était assez faible. Par contre avec des gouttes plus grosses et à fortiori sous le robinet, j’ai été épaté par la différence. Le Hoya Pro 1D ou Gobe accroche énormément l’eau et se retrouve donc inutilisable s’il sont mouillés. Le Hoya Nano HD s’en sort bien, avec généralement juste quelques petites gouttes d’eau restantes, et le K&F ne mentait donc pas sur la pub puisqu’effectivement, l’eau glisse complètement dessus et il ne reste pas une goutte, ou parfois justement quelques minuscules gouttes. Bon par contre il mentent un peu sur la partie filtre ND variable, mais ça je vous en parlerai dans une vidéo dédiée, là je le compare aux autres en tant que filtre polarisant.

Ma conclusion, c’est que malgré les différences de prix, la différence de qualité n’est pas si importante. D’ailleurs comme les prix changent souvent, je vous mets des liens dans la description pour pouvoir comparer. Les différences de couleur se corrigent facilement, la perte de luminosité est quelque chose à prendre en compte par contre selon votre usage. Le revêtement fait une vraie différence mais ça reste pour des cas assez particulier. Si vous utilisez un filtre polarisant, dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez. Si la vidéo vous a plus, partagez là, likez la, abonnez-vous, dites à tout le monde que cette chaîne Youtube est la meilleure du monde. On se retrouve dans la prochaine vidéo pour parler filtre encore, mais d’ici là, bonnes photos et bonnes vidéos !

Filtre polarisant : pour un monde plus beau

Le filtre polarisant est un filtre essentiel en photo. Au programme : A quoi il sert ? Comment s’en servir ? Ses avantages et ses inconvénients, des exemples et les pièges à éviter !

J’espère que vous allez bien, on se retrouve aujourd’hui dans cette série de petites vidéos sur les filtres photo et vidéo et aujourd’hui on va commencer par un des filtres de base : le filtre polarisant, le POLA pour les intimes. A quoi il sert ? Comment s’en servir ? Ses avantages et ses inconvénients, des exemples et les pièges à éviter ! C’est parti pour une vidéo ou je vous parle sans filtre !

Donc, première question : à quoi sert un filtre polarisant ? Un filtre polarisant assombri le bleu du ciel et réduit les reflets sur de nombreuses surfaces. Voir même dans certains cas les supprime complètement. En pratique ça sert beaucoup en photo de paysage où ça renforce la saturation de la végétation et du ciel, ça rend l’eau plus belle et plus transparente, ca rend l’asphalt plus sombre, etc. Avec un filtre polarisant on se rend compte que beaucoup d’éléments, même pas particulièrement brillants sont comme “blanchis”, par le reflet de la lumière du soleil. Avec un filtre polarisant, on va pouvoir supprimer ce reflet et donc récupérer de la couleur, de la saturation. Par exemple sur cette photo observez la différence entre la couleurs des arbres sans filtre polarisant, et avec. Pour le ciel, ça va assombrir le bleu sans toucher au nuages, ce qui va donc augmenter le contraste dans le ciel. On verra en fin de vidéo qu’il faut quand même faire attention avec cette effet. Pour l’eau, là aussi, en supprimant ou réduisant les reflets, ça va redonner de la couleur à l’eau et même permettre de voir le fond dans les eaux peu profondes. Bref, le monde est plus beau avec un filtre polarisant, c’est vraiment un accessoire super utile ! Ca enfin aussi quand on veut réduire les reflets sur des objets en verre comme des vitrines ou des lunettes par exemple.Tous ces effet ne sont pas possible à reproduire au post-traitement, puisque le reflet masque ce qu’il y a en dessous. Le filtre polarisant permet donc de le révéler. Je vous montre quelques photos comparatives sans filtre et avec filtre polarisant. Voilà, je pense que vous avez une bonne idée de l’effet que ça peut donner. A noter : le filtre polarisant ne réduit pas les reflets sur les miroirs ou les surfaces métalliques en général.

Comment ça se présente ? Le plus souvent ça se présente comme une bague à visser sur son objectif, qui est légèrement fileté à l’intérieur. On remarque au passage qu’il qu’il y a marqué CIR-PL ou CPL, qui est encore un autre nom pour les filtre polarisants. Pour que ça marche il faut choisir un filtre du même diamètre que son objectif. Pour ça c’est simple, sur tous les objectif est indiqué le diamètre de filtre, à coté d’un petit symbole d’un rond barré. Là par exemple c’est un 72mm, donc je vais pouvoir monter un filtre 72mm dessus. C’est pratique puisque je vais pouvoir conserver mon pare-soleil et mon bouchon d’objectif. Par contre si le pare-soleil n’a pas de petite encoche ça va être galère de tourner le filtre, comme on va le voir juste après. L’autre solution, plus économique si on a des objectifs de différents diamètres, c’est d’acheter un filtre pour le plus grand diamètre et ensuite prendre des bagues d’adaptations qui permettent de mettre un filtre plus grand sur un objectif plus petite. Par contre dans ce cas là plus moyen de mettre ni le pare-soleil ni le bouchon d’objectif. Pour le bouchon on peut acheter des bouchons plus grands, c’est pas très cher. Pour le pareil-soleil par contre il faut y renoncer si on prend des bagues d’adaptations. Mais de toute façon comme je vous le disais juste avant, c’est souvent pas pratique du tout avec un pare-soleil. 

Puisque qu’en fait un filtre polarisant circulaire est composé de deux bagues : une vide, qui est juste fixée sur l’objectif, et une qui contient le filtre, qui va pouvoir tourner devant première. Pour régler le filtre polarisant il va falloir tourner la bague de devant jusqu’à ce qu’on obtienne l’effet du filtre polarisant où l’on veut et avec la puissance qu’on veut. En tournant le filtre on va faire changer les éléments polarisés de l’image. Là par exemple je vais complètement supprimer le reflet sur ma table en bois. Ici en tourant je vais pouvoir faire disparaître les reflets sur le bâtiment en verre à gauche. Ici la saturation de la végétation, ou encore ici le contraste du ciel.

Mais ajouter un filtre polarisant devant son objectif va quand même entraîner quelques conséquences : la première c’est une perte de luminosité, qui va pas mal varier selon les modèles de filtre, mais qui est généralement comprise entre un et deux stops de différence. C’est à dire qu’il faudra entre deux et quatre fois plus de lumière pour avoir la même exposition. Utilisez un filtre polarisant en basse lumière va donc souvent impliquer de monter en ISO, donc éviter. Je me souviens d’une fois ou je couvrait une soirée de lancement d’un produit. Avant que tout le monde n’arrive j’avais fait les photos de la salle vide, en finissant par les vitrines avec les produits en question. Et juste quand je finissais les invités sont arrivés donc j’ai enchainé direct et je voyais les ISO qui grimpaient à 8 000, 10 000, des vrais ISO en plus, pas des ISO Fuji. Alors qu’il faisait pas si sombre, je captais pas. Bref, j’ai vite compris que j’avais oublié de virer le filtre pola que j’avais mis pour prendre la vitrine. Bref, un filtre polarisant fait perdre de la lumière, il faut le savoir. Après en plein jour un ou deux stop on s’en fout généralement.

La deuxième conséquence c’est une altération des couleurs sur l’ensemble de l’image, et pas uniquement sur les zones polarisées. Même si elle est généralement faible, tous les filtres polarisants sont légèrements colorés. Et la couleur change beaucoup selon les filtres, comme on le verra dans les tests de filtres, il y en a des plutôt jaunes, d’autres plutôt bleus, d’autres plutôts verts, etc. Si on prend des photos ou on filme en RAW ça n’a aucune importance, on peut modifier ça facilement au post-traitement. Par contre en jpeg ou en vidéo il faut faire attention à bien corriger sa balance des blancs pour ne pas avoir une image avec une teinte un peu étrange.

Dernière conséquence potentiellement négative d’un filtre polarisant : la perte d’uniformité du ciel avec un grand angle. Comme vous l’avez compris, l’effet polarisant dépend de l’angle entre le filtre et la lumière. Or avec un objectif grand angle ou ultra grand angle, la lumière va venir d’angles très différents, et l’effet polarisant ne sera pas aussi fort partout. Ca peut être flagrant dans le ciel, ou on va se retrouver avec des zones beaucoup plus sombres que d’autres, ce qui ne va pas faire naturel du tout. En photo, ca peut se corriger relativement facilement au post-traitement, mais ça oblige quand même à repasser sur chaque photo, c’est long. Donc au grand angle bien surveiller le ciel et ajuste le filtre pour éviter un effet trop fort. Si on veut vraiment un effet maximum sur une autre partie de la photo, sur l’eau ou sur un bâtiment par exemple mais que du coup ça donne un effet comme ça dans le ciel, je vous conseille de prendre deux photo et de les fusionner ensuite, ça sera plus rapide.

Autre piège dans le même style à éviter, c’est de trop forcer sur l’effet polarisant. Au maximum de sa puissance un filtre polarisant peut rendre le ciel quasiment gris foncé, ce qui sera là aussi compliqué à corriger au post-traitement. Alors que le but d’un filtre polarisant c’est justement d’avoir des photos meilleures avant le post-traitement.

Pour voir les différences entre différents modèles de filtres polarisants, je vous mets ici le lien vers mon test comparatif. Si la vidéo vous a plu, partagez là et mettez un pouce, et n’hésitez pas à regarder mes autres vidéos de ma séries sur les filtres ! A bientôt et bonnes photos polarisées !