Filtre polarisant : pour un monde plus beau

Le filtre polarisant est un filtre essentiel en photo. Au programme : A quoi il sert ? Comment s’en servir ? Ses avantages et ses inconvénients, des exemples et les pièges à éviter !

J’espère que vous allez bien, on se retrouve aujourd’hui dans cette série de petites vidéos sur les filtres photo et vidéo et aujourd’hui on va commencer par un des filtres de base : le filtre polarisant, le POLA pour les intimes. A quoi il sert ? Comment s’en servir ? Ses avantages et ses inconvénients, des exemples et les pièges à éviter ! C’est parti pour une vidéo ou je vous parle sans filtre !

Donc, première question : à quoi sert un filtre polarisant ? Un filtre polarisant assombri le bleu du ciel et réduit les reflets sur de nombreuses surfaces. Voir même dans certains cas les supprime complètement. En pratique ça sert beaucoup en photo de paysage où ça renforce la saturation de la végétation et du ciel, ça rend l’eau plus belle et plus transparente, ca rend l’asphalt plus sombre, etc. Avec un filtre polarisant on se rend compte que beaucoup d’éléments, même pas particulièrement brillants sont comme “blanchis”, par le reflet de la lumière du soleil. Avec un filtre polarisant, on va pouvoir supprimer ce reflet et donc récupérer de la couleur, de la saturation. Par exemple sur cette photo observez la différence entre la couleurs des arbres sans filtre polarisant, et avec. Pour le ciel, ça va assombrir le bleu sans toucher au nuages, ce qui va donc augmenter le contraste dans le ciel. On verra en fin de vidéo qu’il faut quand même faire attention avec cette effet. Pour l’eau, là aussi, en supprimant ou réduisant les reflets, ça va redonner de la couleur à l’eau et même permettre de voir le fond dans les eaux peu profondes. Bref, le monde est plus beau avec un filtre polarisant, c’est vraiment un accessoire super utile ! Ca enfin aussi quand on veut réduire les reflets sur des objets en verre comme des vitrines ou des lunettes par exemple.Tous ces effet ne sont pas possible à reproduire au post-traitement, puisque le reflet masque ce qu’il y a en dessous. Le filtre polarisant permet donc de le révéler. Je vous montre quelques photos comparatives sans filtre et avec filtre polarisant. Voilà, je pense que vous avez une bonne idée de l’effet que ça peut donner. A noter : le filtre polarisant ne réduit pas les reflets sur les miroirs ou les surfaces métalliques en général.

Comment ça se présente ? Le plus souvent ça se présente comme une bague à visser sur son objectif, qui est légèrement fileté à l’intérieur. On remarque au passage qu’il qu’il y a marqué CIR-PL ou CPL, qui est encore un autre nom pour les filtre polarisants. Pour que ça marche il faut choisir un filtre du même diamètre que son objectif. Pour ça c’est simple, sur tous les objectif est indiqué le diamètre de filtre, à coté d’un petit symbole d’un rond barré. Là par exemple c’est un 72mm, donc je vais pouvoir monter un filtre 72mm dessus. C’est pratique puisque je vais pouvoir conserver mon pare-soleil et mon bouchon d’objectif. Par contre si le pare-soleil n’a pas de petite encoche ça va être galère de tourner le filtre, comme on va le voir juste après. L’autre solution, plus économique si on a des objectifs de différents diamètres, c’est d’acheter un filtre pour le plus grand diamètre et ensuite prendre des bagues d’adaptations qui permettent de mettre un filtre plus grand sur un objectif plus petite. Par contre dans ce cas là plus moyen de mettre ni le pare-soleil ni le bouchon d’objectif. Pour le bouchon on peut acheter des bouchons plus grands, c’est pas très cher. Pour le pareil-soleil par contre il faut y renoncer si on prend des bagues d’adaptations. Mais de toute façon comme je vous le disais juste avant, c’est souvent pas pratique du tout avec un pare-soleil. 

Puisque qu’en fait un filtre polarisant circulaire est composé de deux bagues : une vide, qui est juste fixée sur l’objectif, et une qui contient le filtre, qui va pouvoir tourner devant première. Pour régler le filtre polarisant il va falloir tourner la bague de devant jusqu’à ce qu’on obtienne l’effet du filtre polarisant où l’on veut et avec la puissance qu’on veut. En tournant le filtre on va faire changer les éléments polarisés de l’image. Là par exemple je vais complètement supprimer le reflet sur ma table en bois. Ici en tourant je vais pouvoir faire disparaître les reflets sur le bâtiment en verre à gauche. Ici la saturation de la végétation, ou encore ici le contraste du ciel.

Mais ajouter un filtre polarisant devant son objectif va quand même entraîner quelques conséquences : la première c’est une perte de luminosité, qui va pas mal varier selon les modèles de filtre, mais qui est généralement comprise entre un et deux stops de différence. C’est à dire qu’il faudra entre deux et quatre fois plus de lumière pour avoir la même exposition. Utilisez un filtre polarisant en basse lumière va donc souvent impliquer de monter en ISO, donc éviter. Je me souviens d’une fois ou je couvrait une soirée de lancement d’un produit. Avant que tout le monde n’arrive j’avais fait les photos de la salle vide, en finissant par les vitrines avec les produits en question. Et juste quand je finissais les invités sont arrivés donc j’ai enchainé direct et je voyais les ISO qui grimpaient à 8 000, 10 000, des vrais ISO en plus, pas des ISO Fuji. Alors qu’il faisait pas si sombre, je captais pas. Bref, j’ai vite compris que j’avais oublié de virer le filtre pola que j’avais mis pour prendre la vitrine. Bref, un filtre polarisant fait perdre de la lumière, il faut le savoir. Après en plein jour un ou deux stop on s’en fout généralement.

La deuxième conséquence c’est une altération des couleurs sur l’ensemble de l’image, et pas uniquement sur les zones polarisées. Même si elle est généralement faible, tous les filtres polarisants sont légèrements colorés. Et la couleur change beaucoup selon les filtres, comme on le verra dans les tests de filtres, il y en a des plutôt jaunes, d’autres plutôt bleus, d’autres plutôts verts, etc. Si on prend des photos ou on filme en RAW ça n’a aucune importance, on peut modifier ça facilement au post-traitement. Par contre en jpeg ou en vidéo il faut faire attention à bien corriger sa balance des blancs pour ne pas avoir une image avec une teinte un peu étrange.

Dernière conséquence potentiellement négative d’un filtre polarisant : la perte d’uniformité du ciel avec un grand angle. Comme vous l’avez compris, l’effet polarisant dépend de l’angle entre le filtre et la lumière. Or avec un objectif grand angle ou ultra grand angle, la lumière va venir d’angles très différents, et l’effet polarisant ne sera pas aussi fort partout. Ca peut être flagrant dans le ciel, ou on va se retrouver avec des zones beaucoup plus sombres que d’autres, ce qui ne va pas faire naturel du tout. En photo, ca peut se corriger relativement facilement au post-traitement, mais ça oblige quand même à repasser sur chaque photo, c’est long. Donc au grand angle bien surveiller le ciel et ajuste le filtre pour éviter un effet trop fort. Si on veut vraiment un effet maximum sur une autre partie de la photo, sur l’eau ou sur un bâtiment par exemple mais que du coup ça donne un effet comme ça dans le ciel, je vous conseille de prendre deux photo et de les fusionner ensuite, ça sera plus rapide.

Autre piège dans le même style à éviter, c’est de trop forcer sur l’effet polarisant. Au maximum de sa puissance un filtre polarisant peut rendre le ciel quasiment gris foncé, ce qui sera là aussi compliqué à corriger au post-traitement. Alors que le but d’un filtre polarisant c’est justement d’avoir des photos meilleures avant le post-traitement.

Pour voir les différences entre différents modèles de filtres polarisants, je vous mets ici le lien vers mon test comparatif. Si la vidéo vous a plu, partagez là et mettez un pouce, et n’hésitez pas à regarder mes autres vidéos de ma séries sur les filtres ! A bientôt et bonnes photos polarisées !

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